Accompagnement décret BACS : structurer sa mise en conformité énergétique

Le décret BACS impose aux bâtiments tertiaires assujettis de s’équiper d’un système d’automatisation et de contrôle capable de piloter les consommations énergétiques. À travers son accompagnement, Citae vous guide dans l’analyse technique des bâtiments, dans la stratégie GTB et dans la mise en conformité opérationnelle. 

Accompagnement décret BACS : structurer sa mise en conformité énergétique

Qu'est-ce que le décret BACS ?

Le décret n° 2023-259 du 7 avril 2023 encadre les systèmes d’automatisation et de contrôle des bâtiments tertiaires. Connu sous le nom de décret BACS, pour building automation and control system, il impose un système capable de :

  • suivre ;
  • enregistrer ;
  • analyser ;
  • optimiser le fonctionnement des équipements techniques du bâtiment.

Cette obligation vise les bâtiments tertiaires équipés de chauffage ou de climatisation. Elle s’applique aux bâtiments existants depuis 2025 au-delà de 290 kW et à partir de 2030 au-delà de 70 kW. Sa mise en conformité commence par une analyse du bâtiment, de ses usages et de ses données.

Pourquoi se faire accompagner pour répondre au décret BACS ?

  • Sécuriser la qualification réglementaire. L’assujettissement dépend de la puissance nominale utile et des seuils de 290 kW ou 70 kW, à vérifier avant tout engagement.
  • Cadrer les systèmes techniques à raccorder. Le périmètre concerné et la qualité des données collectées déterminent la fiabilité du futur pilotage énergétique.

  • Évaluer la conformité d’une GTB existante. Une installation déjà en place ne répond pas toujours aux exigences, faute de classe, de fonctionnalités ou de paramétrage adaptés.
  • Documenter une éventuelle exemption. Le temps de retour sur investissement (TRI) et la capacité des équipes à exploiter le système à long terme conditionnent cette analyse.

Faut-il commencer par un audit décret BACS ou un audit GTB ?

Le choix dépend de la situation du bâtiment. L’audit décret BACS s’impose quand aucun système de pilotage n’existe encore et que l’obligation reste à qualifier. L’audit GTB s’impose quand une GTB est déjà installée et que sa conformité doit être vérifiée.

Icône représentant la préparation à l'audit de certification ISO 50001 par audit blanc et audit interne
Audit décret BACS

Il vérifie l’assujettissement au décret BACS et cadre le besoin en pilotage. Le propriétaire sécurise sa conformité et évite un investissement inadapté.

Audit GTB

Il évalue une GTB existante, sa classe, ses fonctionnalités et son paramétrage. Le gestionnaire identifie les écarts et évite de remplacer une GTB encore performante.

Un seul audit suffit le plus souvent comme point de départ. Les deux se combinent toutefois quand le bâtiment est partiellement équipé. L’accompagnement au décret BACS prolonge ensuite ces diagnostics vers une trajectoire de mise en conformité complète.

Que comprend l’accompagnement décret BACS de Citae ?

L’accompagnement au décret BACS Citae vise à transformer une obligation réglementaire en démarche structurée de pilotage énergétique. Nous vous aidons à construire un projet cohérent avec votre bâtiment, vos usages, vos équipements et vos objectifs de performance.

 

Analyser le périmètre réglementaire applicable

La première étape consiste à déterminer si le bâtiment entre dans le champ du décret BACS. L’analyse porte notamment sur la puissance nominale utile des systèmes de chauffage ou de climatisation, combinés ou non avec un système de ventilation.

Cette vérification permet d’identifier les échéances applicables selon les seuils réglementaires pour les bâtiments équipés de systèmes supérieurs à 290 kW ou à 70 kW. Elle contribue aussi à distinguer les obligations liées aux bâtiments existants, aux bâtiments neufs ou aux systèmes faisant l’objet d’un renouvellement.

 

Évaluer les systèmes techniques à raccorder 

Une fois l’assujettissement vérifié, l’accompagnement au décret BACS analyse les systèmes techniques concernés. Au sens du décret BACS, le périmètre peut inclure : 

  • le chauffage ; 
  • la climatisation ; 
  • la ventilation ; 
  • la production d’eau chaude sanitaire ; 
  • l’éclairage intégré ; 
  • la production d’électricité sur site ; 
  • les systèmes combinant plusieurs de ces usages. 

L’objectif consiste à identifier les équipements déjà raccordés, ceux qui doivent l’être et ceux pour lesquels un raccordement doit être étudié au regard de la faisabilité technique et économique.

 

Définir une stratégie GTB adaptée au bâtiment 

La GTB constitue l’outil opérationnel le plus courant pour se conformer aux exigences du décret BACS. Toutefois, toutes les GTB ne présentent pas le même niveau de performance.

Même si une GTB de classe C est réputée répondre aux exigences réglementaires minimales, les classes A et B de GTB permettent d’aller plus loin dans l’optimisation énergétique, avec des fonctions avancées de pilotage, d’automatisation, d’interopérabilité et d’analyse des dérives.

Citae facilite la définition de la classe de GTB cible en fonction de la configuration du bâtiment, de l’état des équipements, des usages réels, du potentiel d’économies d’énergie et des dispositifs de financement mobilisables.

Cet accompagnement se construit sur la réalité de votre bâtiment, de ses usages et de ses équipements.

 

Faire analyser votre situation

Le décret BACS peut-il aider à répondre au décret tertiaire 

Oui, mais les deux dispositifs doivent être distingués. Le décret tertiaire fixe une trajectoire de réduction des consommations énergétiques, tandis que le décret BACS impose un système de pilotage fondé sur la puissance nominale utile des équipements. Un BACS bien conçu peut néanmoins aider à fiabiliser les données, détecter les dérives et piloter les actions nécessaires à la baisse des consommations.

Les 6 phases de l’accompagnement Citae au décret BACS

Citae structure son accompagnement autour d’une méthodologie en 6 étapes depuis le cadrage initial jusqu’à la restitution finale. Cette approche permet d’analyser l’existant, de définir les besoins et de sécuriser les décisions avant mise en œuvre. 

1. Prise de contact avec les intervenants de l’ensemble immobilier

La mission débute par un échange avec les acteurs concernés : propriétaire, gestionnaire, exploitant, prestataire de maintenance, équipes techniques ou interlocuteurs chargés de la performance énergétique. 

 Cette phase permet de comprendre l’organisation du site, les contraintes d’exploitation, les attentes de l’entreprise et la nature des données disponibles. 

cône base de données pour la base INIES et les FDES selon NF EN 15804 en ACV
2. Collecte des données techniques et énergétiques

Citae rassemble les informations nécessaires à l’analyse :  

  • historiques de consommations ; 
  • caractéristiques techniques de l’immeuble ; 
  • rapports de maintenance ; 
  • schémas d’installation ; 
  • informations sur les équipements CVC, données de GTB existante ou documents liés aux travaux déjà réalisés. 

Cette étape conditionne la fiabilité du diagnostic. Plus les données sont complètes, plus les préconisations peuvent être précises et adaptées à la réalité du bâtiment. 

3. Visite de l’ensemble immobilier

La visite technique consiste à inspecter le site, les équipements et tous les systèmes utilisant de l’énergie qui entrent dans la stratégie de gestion des consommations. 

 Elle permet aussi d’observer : 

  • les usages réels du bâtiment ; 
  • les zones fonctionnelles ; 
  • les éventuelles contraintes d’accès ; 
  • l’état des installations ;  
  • les possibilités de raccordement au système d’automatisation et de contrôle. 

Icône représentant les outils de pilotage énergétique d'un SMé (tableaux de bord, IPE, monitoring en temps réel)
4. Analyses, solutions et préconisations

À partir des données collectées et de la visite, Citae analyse l’assujettissement au décret BACS, les systèmes techniques concernés, les écarts éventuels et les solutions envisageables.
Les préconisations peuvent porter sur : 

  • l’installation d’une GTB complète ;  
  • l’amélioration d’un système GTB existant ; 
  • le raccordement supplémentaire de certains équipements ; 
  • l’évolution du paramétrage ; 
  • la qualité des points de mesure ; 
  • la stratégie de pilotage à mettre en place ou à améliorer. 

Ainsi, les actions sont hiérarchisées selon leur pertinence réglementaire, technique et économique. 

Plans, CCTP et schémas hydrauliques collectés en amont d'un audit CVC
5. Remise d’un rapport d’audit et de préconisations

La mission donne lieu à un rapport structuré. Il constitue une base de décision pour les gestionnaires de bâtiment.  

 Il peut également servir de support pour préparer un cahier des charges, consulter des intégrateurs GTB ou engager une mission d’AMO CVC, GTB et CFO. 

Icône Social et économie du référentiel BDNA, insertion sociale et filières BTP locales néo-aquitaines
6. Réunion de clôture

La réunion de clôture permet de présenter les conclusions et d’expliciter les arbitrages techniques tout en répondant aux questions des parties prenantes. 

 En outre, elle facilite le passage de l’audit à l’action, à travers : 

  • la hiérarchisation des mesures ; 
  • la mise en place d’un calendrier ; 
  • l’accompagnement à la mise en œuvre ; 
  • l’articulation avec d’autres démarches de performance énergétique. 

Accompagnement au décret BACS, exploitation et performance réelle : pourquoi l’installation ne suffit-elle pas ?

Un système BACS n’a de valeur que s’il reste correctement paramétré, maintenu et utilisé. La réglementation impose d’ailleurs des vérifications périodiques, ainsi qu’une inspection des équipements d’automatisation et de contrôle à l’initiative du propriétaire.

L’inspection doit être réalisée au 
maximum tous les 5 ans, ou et tous dans  les 2 ans après l’installation, le remplacement du BACS ou le changement d’un système technique relié.  
 

Cette exigence rappelle que la conformité ne se résume pas à l’achat d’un équipement. Une GTB mal paramétrée, non mise à jour ou peu exploitée peut générer peu d’économies, voire laisser persister des gaspillages énergétiques majeurs. 

Pour produire des résultats, le système doit être aligné avec les usages réels du bâtiment. Cette logique peut être prolongée par une démarche de monitoring énergétique, afin de transformer les données collectées en indicateurs de performance énergétique exploitables.

C’est dans cette optique que l’accompagnement au décret BACS Citae intègre la dimension « exploitation », afin qu’un projet BACS crée les conditions d’un pilotage durable, compréhensible par les équipes et exploitable au quotidien.

Le décret BACS prévoit-il une exemption ?

Oui. Une exemption peut être justifiée lorsque le temps de retour sur investissement de l’installation ou du changement du BACS est strictement supérieur à 10 ans, après déduction des aides financières mobilisables. Cette analyse doit être documentée, car elle conditionne la possibilité de ne pas installer le système.

Comment articuler décret BACS, GTB, CEE et AMO ?

La mise en conformité au décret BACS peut s’inscrire dans un projet plus large :  

  • installation ou amélioration d’une GTB ; 
  • optimisation énergétique ; 
  • suivi des consommations ; 
  • réponse au décret tertiaire ; 
  • valorisation des certificats d’économies d’énergie (CEE) ; 
  • amélioration de l’exploitation. 

Citae intervient comme assistant à maîtrise d’ouvrage afin d’aider les entreprises assujetties à cadrer ses besoins et à challenger les solutions proposées tout en garantissant la cohérence entre exigences réglementaires, fonctionnalités attendues et usages réels du bâtiment.  

 Cette posture indépendante permet d’éviter de choisir une solution minimale qui répond difficilement aux enjeux d’exploitation, ou de déployer un système trop complexe, coûteux et sous-utilisé. 

Point financier : TRI, aides et CEE

Le volet économique d’une GTB doit être traité dès le cadrage. Le calcul du TRI permet d’évaluer une éventuelle exemption réglementaire, tandis que les CEE peuvent soutenir certains projets de GTB performante, notamment en classe A ou B. L’enjeu consiste à relier financement, niveau de pilotage et gains attendus en exploitation, sans raisonner uniquement en coût d’installation.

Pourquoi choisir Citae pour votre accompagnement au décret BACS ?

Citae accompagne les acteurs immobiliers dans la performance énergétique, la mise en conformité réglementaire et le pilotage durable de leurs bâtiments tertiaires. Notre approche croise les dimensions techniques, économiques et opérationnelles. 

 Dans le cadre de l’accompagnement au décret BACS, Citae intervient comme tiers indépendant. Cette posture permet d’évaluer l’existant, de définir les besoins réels, de challenger les solutions proposées et de structurer une trajectoire cohérente, sans dépendre d’un fabricant ou d’un intégrateur.

Notre expertise vous assure la conformité réglementaire, mais aussi de faire du BACS un véritable outil de pilotage énergétique. Nous ne vous aidons pas seulement à vous équiper, mais à disposer d’un système compréhensible, maintenu, exploité et utile à votre prise de décisions. 

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FAQ — Accompagnement au décret BACS

Qui est concerné par le décret BACS ?

Le décret BACS concerne les bâtiments tertiaires équipés d’un système de chauffage ou de climatisation, combiné ou non avec une ventilation, dont la puissance nominale utile dépasse les seuils réglementaires de 290 kW ou 70 kW selon le calendrier applicable. 

Quelles sont les échéances du décret BACS ?

Le calendrier des échéances du décret BACS dépend du type de bâtiment et de la puissance installée :

  • les bâtiments neufs de plus de 70 kW depuis avril 2024 ;
  • les bâtiments existants de plus de 290 kW depuis le 1er janvier 2025 ;
  • les bâtiments existants de plus de 70 kW à partir du 1er janvier 2030.

Une GTB est-elle obligatoire pour répondre au décret BACS ?

Le décret impose un système d’automatisation et de contrôle du bâtiment. En pratique, une GTB constitue la solution la plus courante pour répondre aux exigences de suivi, d’analyse, d’interopérabilité et de pilotage des systèmes techniques.  
Toutefois, chaque projet est à analyser de façon individuelle et personnalisée pour conclure à la nécessité d’installer une GTB. 

Une GTB existante suffit-elle pour être conforme ?

Pas nécessairement. Une GTB existante doit d’abord être analysée pour vérifier son adéquation avec les exigences du décret BACS. Cette analyse porte sur sa classe, ses fonctionnalités et son interopérabilité. Elle examine aussi la qualité des données, son paramétrage et sa capacité à piloter les systèmes concernés.

Quelles sont les sanctions encourues en cas de non-respect du décret BACS ?

À ce jour, aucune sanction directe n’est prévue spécifiquement par le décret BACS en cas de non-conformité. En revanche, le non-respect du décret peut fragiliser la stratégie de conformité énergétique du bâtiment, notamment lorsqu’il est aussi concerné par le décret tertiaire.